mars 21, 2009 par objektiva
Devant l’indignation générale et la montée des critiques, les quatre dirigeants de la Société Générale ont renoncé à lever leurs stock-options. Ils n’ont pas renoncé à les recevoir !
Entre renoncer aux stock-options et renoncer “à lever” des stock-options, la nuance est de taille. En réalité les dirigeants de la Société Générale conservent leur possibilité de plus-value future.
Le chef de l’état lors de sa conférence de presse à l’issue du conseil européen à clairement mis les points sur les « i » : “Les bonus, les stock-options, les rémunérations exceptionnelles, ce n’est pas admissible quand il y a des aides publiques”. Il a aussi estimé que de telle opportunité pour un “mandataire social, ce serait un scandale”.
La société Générale a été en 2008 déjà sous les feux de la rampe avec le scandale de l’affaire Kerviel qui lui couta 4.9 milliards d’euros. Touchée comme les autres banques par la crise des « subprimes », elle a bénéficié de l’aide de l’état et a reçu 1.7 milliard d’euros au mois de décembre.
Il y a quelques jours l’information parvenait de l’attribution de stock-options à son directeur Général Frédéric Oudéa et à Daniel Bouton, président de la banque ainsi qu’à deux autres responsables. Le directeur général et le Président devaient recevoir respectivement 150.000 et 70.000 titres.
Ceux-ci auraient la possibilité d’acheter à un prix d’exercice fixé à 24 euros, proche des bas niveaux actuels du cours de l’action, dans un délai de trois ans. Le principe des stock-options permettrait aux dirigeants d’empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre à ce moment. Le cours de l’action de la Société Générale atteignait 30 euros au milieu de la semaine, en mars 2007 l’action cotait 150 euros et 70 euros juste avant la crise !!!.
Dans son communiqué la Société Générale précise “Afin de favoriser un retour à une plus grande sérénité dans le débat sur la rémunération à long terme des dirigeants, les mandataires sociaux du groupe s’engagent à renoncer à lever ces stock-options tant que Société générale bénéficie d’un appui en fonds propres de l’État »
Cependant à la lecture de ce communiqué il faut cependant remarquer que les bénéficiaires de ce « bonus » n’ont pas renoncé à le recevoir. Il est seulement précisé qu’ils renoncent « à lever les stock-options ». En clair qu’ils ne les convertiront pas en actions tant que la Société Générale recevra l’aide de l’état.
Mais après ? Renflouée avec les deniers de l’état et la crise passée que vaudra le titre de la société Générale : 100 euros ? 150 euros ou encore plus ? Quelles seront les plus-values ? Quelques millions d´euros ?
B. Brisson actufinances fr
Mots-clefs : societe generale
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mars 9, 2009 par objektiva
En six mois la banque Centrale Européenne a abaissé son taux directeur de 2.75%. Celui-ci atteint en mars le taux historique de 1.5%. Le souhait de la BCE est de relancer le crédit dans l’ensemble de la zone euro, en injectant des liquidités dans un secteur bancaire en pleine crise. Pourtant la baisse massive du taux directeur de ces derniers mois n’a pas eu de grande répercussion sur la relance de l’offre de crédit aux ménages et aux entreprises.
Plusieurs raisons à cela, à la fois des raisons purement techniques et la restauration des marges bancaires.
Tout d’abord, la baisse du taux directeur à une incidence directe sur les taux à court terme, l’Euribor. Ces taux servent d’index de référence aux taux variables immobiliers. L’Euribor 3 mois a reculé de 3.72% en 5 mois pour atteindre 1,78% le 4 mars 2009. Conséquence : les banques se refinancent actuellement à court terme à des taux très bas. La tendance à la baisse s’accentuera dans les mois à venir. Cependant l’adossement d’un crédit à un taux variable, contrairement aux pays anglo-saxons, n’est pas la pratique préférée de l’emprunteur en France. Conséquence directe : malgré une forte baisse du taux, le marché immobilier reste au point mort.
Les crédits aux entreprises et aux ménages sont le plus souvent indexés sur des taux fixes. Les taux fixes sont calculés d’après les taux du marché obligataire d’emprunts à long terme, par exemple, l’obligation d’État française à 10 ans (OAT), référence des crédits immobiliers à taux fixe. Contrairement aux taux à court terme, la baisse du taux directeur n’a pas un effet direct sur le long terme, et la baisse enregistrée est beaucoup plus faible. Pendant que le taux directeur baissait de 0.50%, l’OAT enregistrait dans la même journée uniquement 0.13% de baisse.
En dehors de ces aspects techniques, d’autres facteurs interviennent au niveau des banques.
Celles-ci soucieuses, dans le cadre de la récession économique actuelle, de garantir la rentabilité de leur encours, augmentent la prime de risque pour se prémunir d’une augmentation des défauts de paiement. De plus, dans le contexte économique difficile, les banques ne répercutent pas la totalité de la baisse élevant ainsi leur marge de profit.
Si la tendance générale est à la baisse, une forte réduction des taux des crédits destinés aux particuliers et aux entreprises, ne semble pas, dans la période actuelle, être à l’ordre du jour.
bernard Brisson Actufinances.fr
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mars 5, 2009 par objektiva
Après l’industrie manufacturière, le secteur tertiaire atteint par la crise économique entre en récession.
Depuis le début 2009, l’activité dans le secteur des services s’est largement détériorée dans les grands pays de la zone euro.
Le volume des affaires et les prises de contrat en Allemagne en Italie et en Espagne, comme en France, enregistrent des baisses record. L’effondrement du volume des affaires entraîne les entreprises à baisser les coûts en réduisant leurs effectifs et parallèlement aggrave ainsi la détérioration du secteur de l’emploi dans l’ensemble de la zone Euro.
En France la contraction de l’activité a encore augmentée en février, avec un indice PMI des services (indice des directeurs d’achats – Purchasing Managers’ Index)à 40.2 contre 42.6 au mois de janvier, le plus bas niveau historique.
Si pour le moment la dégradation du secteur tertiaire reste plus faible que celui de l’industrie manufacturière, il ne s’agit que d’un problème de temps. En effet, la récession dans l’industrie se propage avec un décalage dans le secteur des services, lui–même fortement touché par le recul de la consommation des ménages et des dépenses d’entreprises.
Les perspectives pour ce trimestre sont mauvaises, confirme Ben May de Capital Economics « on va avoir une nouvelle et forte baisse du produit intérieur brut (PIB) ce trimestre ».
La crainte d’une déflation, due à un fort recul des prix résultant de l’effondrement de la demande, offre de sombres perspectives pour les prochains mois. Il est aujourd’hui malheureusement difficile de dire que la récession a touché le fond. De nombreux économistes estiment que le plus bas de la crise économique serait atteint au quatrième trimestre. Il faudrait cependant pour cela combattre radicalement la tendance déflationniste. Il serait souhaitable d’avoir une décision de la BCE dans ce sens (en abaissant le taux directeur) dans les jours à venir.
Bernard Brisson Actufinances
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février 24, 2009 par objektiva
En cette période d’incertitude économique, les leviers traditionnels employés par la BCE, baisse des taux pour combattre une surchauffe de l’économie provoquant un effet inflationniste ou au contraire hausse de ces mêmes taux pour stopper une tendance déflationniste, semblent aujourd’hui de faible efficacité. Ces instruments doivent -être accompagnés d’un véritable plan de relance au niveau Européen.
Certes Monsieur Trichet constate sans déplaisir « une inflation basse dans la zone euro ». Une déflation est-elle à venir ? Le président de la Banque centrale ne semble pas le craindre. Pour la BCE la stabilité des prix se définit par un taux d’inflation proche de 2% (1.7% aujourd’hui). Selon Jean-Claude Trichet le taux bas d’inflation actuel et un élément “à la fois désinflationniste et expansif”. Cependant le recul des prix dans la zone euro a aujourd’hui plus à voir avec la crise économique et le malaise profond qui en découle qu’avec la baisse du prix du baril de pétrole et celui des matières premières.
En France, la récente enquête de l’Insee sur la consommation des produits manufacturés montre une consommation des ménages en léger rebond en janvier. Les ménages en France et en Europe vont-ils profiter du surcroît de pouvoir d’achat qu’entraîne une baisse des prix pour consommer plus ? Rien ne le certifie. L’opinion des ménages, comme le souligne l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages de l’Insee, concernant leur situation financière future est encore un peu plus pessimiste. Crainte du chômage, baisse de revenus, inquiétude pour l’avenir, ne sont pas les moteurs de la consommation, bien au contraire. Seule une rapide relance budgétaire d’envergure en Europe sera la condition pour éviter les dangers d’une tendance déflationniste dans la zone Euro.
Bernard Brisson GBL Finances
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